Cela fait déjà plusieurs semaines que
l’on espère aller à Danyang pour pouvoir voir ce qu’on appelle les 8 merveilles de Corée d’après un site internet. Après avoir repoussé pour cause de mauvaises conditions météorologiques, on a
enfin fini par se motiver. Mais voila, Chungju n’est pas une très grande ville en Corée et est plutôt mal desservi et pour pouvoir espérer avoir le temps de faire beaucoup de choses ce week-end,
pas mal d’entre nous doivent partir vendredi soir. Ce week-end est aussi le premier de Stéphane (Carotte) en Corée. Il est arrivé à Séoul lundi et reste jusqu’à la fin de son stage. PA et moi
partons directement après le boulot et devrions arriver les premiers à Chungju. C’était parfait pour pouvoir accueillir Carotte afin qu’il ne soit pas tout seul, perdu dans une ville où il est
beaucoup moins facile de se débrouiller qu’avec de l’anglais. Voila qui est chose faite. Il nous reste à peu près une heure à attende avant que Manu et Guillaume arrivent. On va donc patienter
autour d’un petit verre et Carotte nous raconte ses premières expériences coréennes.
On retrouve Manu et Guillaume et on va
tous manger un sangieupsal : on ne pouvait pas ne pas faire découvrir à Carotte ce fameux barbecue coréen. Après ce bon repas, on est enfin rejoints par Vinciane et Nabil : seul Raphaël et PP ont
choisi de venir le lendemain. La gare étant entourée de rien, on essaie de se faire emmener en taxi vers une rue plus animée. On y arrive… enfin relativement parce qu’on ne peut pas dire que les
nuits sont folles à Chungju. On passe la soirée à discuter dans un bar, on souhaite se coucher tôt donc on part au alentour de minuit à la recherche d’un jjimjilbang. Il faut vous dire que Carotte
vient juste de découvrir le concept de jjimjilbang et qu’il a déjà hâte d’être à ce soir ^^. Sur la route du jjimjil, on décide d’aller prendre un dernier verre dans un WA bar et on en repart vers
4h du matin. On arrive alors à un jjimjilbang qui nous refuse l’entrée pour une raison inconnue ! Il n’y a que 2 jjimjilang dans Chungju et on appréhende un peu le fait d’être encore refoulés.
Comme on ne sait pas du tout où se situe le second, on prend 2 taxis pour nous y emmener. Les chauffeurs de taxi sont décidément fous puisque le taxi dans lequel je n’étais pas à passer la moitié
de son temps à rouler sur les voies de gauche à contre sens tout en oubliant pas de ne surtout pas s’arrêter au feu rouge. Cette fois, on ne se fait pas refouler et notre objectif de se coucher tôt
est rempli puisque ‘il est à peine 5h du matin oO.
On ne se réveille pas trop tard puisque la journée est assez chargée. On doit aller prendre un ferry pour rejoindre Danyang en passant par le lac dès que l’on sera rejoint par PP et Raphael.
Ceux-ci devaient arriver vers 10 ou 11h en prenant le bus de 7h20 de Jeonju. On a le temps de prendre un bon petit déjeuner et pour cela, on croit naïvement qu’en prenant un taxi et en lui disant
Starbuck tout devait bien se passer. Comme nous somme 7, nous devons prendre 2 taxis et bien évidement, nous nous sommes perdu. De plus, les 2 téléphones portables en état de marche que nous avons
étaient dans le même taxi. N’ayant aucun moyen de se contacter, après avoir déjeuné, nous pensons que la meilleure solution est d’aller à la gare de ferry en espérant que les autres allaient avoir
la même idée. Heureusement, cela s’est bien passé ainsi. Il ne nous restait plus qu’à attendre PP et Raphaël. Finalement fideles à leurs habitudes, ils n’ont pas pris le bus de 7h20… mais le
suivant à 9h30. Nous avions donc 2h de plus à attendre. On décida de se balader en attendant et d’aller voir le barrage. Mais les bords des routes étaient infestés d’insectes et seul PA eu le
courage de continuer la ballade alors que nous sommes retournés tranquillement attendre PP et Raphaël.
Vers 13h, nous voila tous réunis pour enfin embarquer sur le ferry. Nous voila partis pour 3H de traversée accompagner par la pluie pendant la première parti du trajet c’est-à-dire avant de passer
du petit ferry au grand ferry.
On arrive enfin à Danyang (enfin au port
de Danyang) et il nous faut reprendre un bus pour rejoindre la ville. Avant de faire le trajet on se restaure un peu parce que les 2 croissants mangés 6h plus tôt ne pèsent pas bien lourd. C’est à
ce moment que la pluie revient et pas vraiment gentiment… Lorsqu’on arrive à Danyang la pluie s’est calmée à nouveau. On ne sait pas trop comment se diriger alors on va au centre d’information pour
touristes et on prend une carte en anglais et en coréen (parce qu’avec l’expérience, on commence à savoir que certains chauffeurs de taxi ne savent pas lire l’alphabet latin) et heureusement, il y
a un touriste qui parle anglais et qui nous aide à communiquer avec l’employée du centre.
Sur ces conseils et vu leur déjà bien
avancée, on se dirige vers une grotte située à proximité. On atteint le paradis lorsque l’on sent la fraicheur de la grotte dès que l’on s’engouffre dedans. La visite est somptueuse mais la sortie
est dramatique. Je crois bien que l’on a jamais transpiré autant de notre vie et ceci pour une raison encore non identifiée (peut-être le choc thermique ou le changement de taux d’humidité). Il y a
quelques animations touristiques au alentour de la grotte. Manu et Raphael s’essaient aux tirs à air comprimés mais n’avaient pas compris qu’ils n’avaient le droit de tirer que sur quelques cibles
(pour les consoler, la teneuse de l’attraction leur offrait 1 yoyo) tandis que Nabil lui gagnait au lancer de fléchettes une petite peluche en forme de cœur (c’est vrai que de mentir à la teneuse
de l’attraction en disant qu’on a crevé 8 ballons sur 8 alors qu’en fait, on en a eu que 7, aide beaucoup à remporter un lot).
Finalement on repart en direction de la ville et on décide de faire un détour pour voir les fameuses chutes d’eau de Danyang. Après pas mal de marche, on arrive devant une chute d’eau qui
doit faire 5m de haut, c’est-à-dire rien de bien extraordinaire,. En fait, les vrais chutes d’eau étaient un peu plus loin mais à sec… Puis on se fait accoster par un pêcheur et après avoir pas mal
discuter, il nous invite à aller manger chez lui le lendemain mais finalement nous n’y allons pas. Lors de cette balade, on a remarqué qu’il y avait une scène de l’autre coté de la rive et que
visiblement il s’y passait des choses. Ce fut donc notre prochaine étape.
On a assisté à un représentation de différents arts coréens : danses, chansons avec en guest star un crooner qui déchaina la foule, etc.. On finit la soirée dans un bar puis on décide d’aller
se coucher tôt car on a encore pas mal de choses à visiter le lendemain sauf que Nabil, Manu et Raphael ont préféré faire un détour par la rivière pour un bain de minuit. Pour les autres, on a été
directement au jjimjilbang.
C’est la première fois qu’on va dans un jjimjilbang dans une ville si petite et il était à l’image de la ville. Rien de très palpitant… le sauna avait plus d’une pièce chauffé que d’un sauna. On se
couche assez vite et ça restera pour certainement l’une de mes meilleures nuits dans un jjimjil alors que c’est tout l’inverse pour les autres. On se lève et on s’aperçoit qu’il n’y a pas de Nabil,
Manu et Raphael. On les retrouve finalement aux douches. Ils nous expliquent qu’ils n’ont pas pu rentrer car c’était plein et qu’ils ont finalement dormi parterre dans le bus terminal.
Après le petit déj, on part en direction
d’un fameux temple bouddhiste pas très loin sauf Raphael et Manu qui ont préféré faire une randonnée dans les montagnes environnantes. C’est certainement le plus beau temple que l’on a vu et le
fait qu’il y ait beaucoup de monde à du jouer. Cependant, ce temple a été construit en 1950 et à toujours la même architecture que ceux que l’on visité datant du 6eme siècle sauf que le bois a été
remplacé par du béton imitation bois. C’est vrai que les accessoires modernes type garage peuvent surprendre dans un bâtiment qui a l’air au premier abord traditionnel. Il y a plusieurs temples et
plusieurs buddhas en « or » (enfin dorés) et c’est la première fois que l’on voit des bouddhistes prier.
On finit inévitablement par grimper au
sommet de la montagne (1390m) sur laquelle est bâti le temple. La montée fut très difficile. On a beaucoup, beaucoup transpiré et pas seulement à cause de la difficulté de la montée mais
certainement plus à cause du temps (et là, on a une petite pensée pour les sportifs aux Jo de Pékin qui doivent souffrir et on comprend un peu mieux les résultats de la coupe du monde de 2002). En
haut, on est intrigué par des petites choses qui bougent sur la montagne d’en face et on resta sur la conclusion de PA, ce devait être des chèvres.
On redescend la totalité du temple et on se décide à rentrer. Vinciane et Nabil ont trouvé un bus direct du temple pour Busan. Nous on rentre à Danyang. Choumchoum part le premier pour Daejeon sans
attendre Manu. Alors que PP allait aussi rentré seul à Jeonju, on a vu arrivé Manu et Raphael. Finalement comme à notre habitude, nous avons été les derniers à attendre notre bus…
Pour le dernier Week-End de juillet, presque tout le monde était occupé de son côté : Nabil, Vinciane et Raphaël à Busan, Manu à Daejeon, mais nous bien sûr, nous n’avions rien à faire à Baekbong.
Nous avons donc décidé d’aller voir PP à Jeonju. Nous arrivons le samedi à Jeonju, et nous partons avec PP retrouver Souyo et son copain que nous avions déjà rencontré la dernière fois que nous
sommes allés là bas. Avec eux nous commençons par aller au bowling du coin. Premier problème : la taille des chaussures se limite à 10.5, quelque chose en européen comme 44 ou 45. Stéphane et moi
prenons la plus grande taille : on est un peu serrés mais on fait avec. La partie commence, chacun a son style : Souyo fait tomber les quilles, son copain les évite au maximum. PP a un style
essentiellement basé sur un lancé mou et précis, Stéphane lance vigoureusement en ligne droite. A côté de nous, un groupe de pro fait des scores impressionnants. Tout ça est bien amusant, voyez la
petite vidéo pour en juger. Après ça, nous allons manger et boire à la mode coréenne. Nous atterrissons dans un restaurant de grande classe, mais malgré quelques satisfactions (Un Kimchi chaud tout
à fait excellent !), c’est aussi un restaurant très bizarre. Alors que notre viande est prête à être dévorée, Souyo, son copain et un serveur se mettent en tête de nous empêcher de manger. La
raison : notre porc n’est pas assez cuit ! Pas évident que ce soit vrai, mais en tout cas, nous devons nous contenter de regarder, sans pouvoir manger. Finalement nous sommes autorisés à manger,
mais les autres ont déjà fini leur Samgyeupsal et doivent nous regarder. Nous allons alors jouer dans une salle de jeux, nous faisons quelques courses, tuons quelques tas de pixels puis nous
rencontrons un étudiant ingénieur turc qui décide de venir avec nous, pour « boire et danser ». Nous allons alors dans un club pendant un court moment avant d’aller nous coucher, puisque nous avons
prévu de visiter le lendemain. Après une courte nuit dans un Jimjilbang, c’est reparti, à ceci prêt que nous n’arrivons pas à retirer les moindres wons des distributeurs Coréens. Comme nous n’avons
plus grand-chose, PP nous propose de nous passer une partie de ses réserves personnelles. Cela nous prend beaucoup de temps et les visites de la journée se limitent à un parc que nous avions déjà
vu. Nous faisons un tour un petit peu plus important, mais sans voir grand-chose de bien intéressant. Nous repartons ensuite pour Baekbong, après ce WE de faible intensité.
Depuis notre arrivée dans la charmante bourgade de Baekbong, certains de nos collègues (2 des 3 qui nous ont accueilli le
premier week-end : Yong et Yang) nous emmènent tous les lundi soir aux entrainements de l’équipe de foot des laboratoires de robotiques de l’IAE. Mais cette semaine, le programme avait
changé. C’était la dernière semaine de Dany à l’IAE. Petit rappel : on vous a déjà parlé de Dany, c’est un coréen qui a vécu en Grèce et en Pologne et qui est maintenant étudiant aux
USA, il est arrivé à l’IAE une semaine après nous pour faire un stage sur... rien.., la seule chose qu’il devait faire c’est être présent et éventuellement de servir
d’interprète lors des entretiens entre PA et son tuteur, ce qui permet à PA d’avoir les images et le son en léger différé (son tuteur lui expliquant tout en faisant des gestes et en parlant en
coréen et Dany lui traduisant tout par la suite).
On nous prévient donc le jour même qu’il n’y allait pas avoir de foot mais qu’on allait au restaurant à YongIn pour manger
un sangieupsal. On se demandait bien comment on allait rentrer à Baekbong car le concept de capitaine de soirée n’est pas encore implanté en Corée. Tous les lundis, on a l’habitude de partir un
peu plus tôt, c’est-à-dire d’aller manger à 17h45 au lieu de 18h. On pensait que ça allait se passer pareil. Mais à 17h15, on est venu nous chercher en nous disant que l’on devait partir
maintenant et nous mettant la pression à coup de « pali pali » (vite en coréen) pendant que l’on attendait que nos PC s’éteignent. En fait, on n’avait pas vraiment de questions à se
poser pour le retour car on a été à Yongin en bus et on est revenu en taxi.
On retrouve l’équipe de foot plus quelques autres personnes que l’on ne connait pas dans un restaurant agréable. On nous sert donc tous ce qu’il faut pour le
sangieupsal : du porc et même un steak, les habituels accompagnements (kimshi, petites herbes inconnues, même des œufs de cailles et des aubergines (c’est la seule explication possible ^^).
Tout se passe bien. Beaucoup nous déclarent être nos amis. Le soju coule à flot. D’ailleurs par rapport au soju, je vois que Myeong-Hee (la seule femme présente) trempe à peine ses lèvres dans
son verre. Elle me dit qu’elle n’aime pas ça. Je lui conseille de commander autre chose (elle m’a dit préféré le vin de bambou) mais elle me répond qu’elle ne peut pas, que pendant ce genre de
repas, on ne peut pas boire autre chose que du soju…
Le repas étant fini, certains décident de continuer les réjouissances au Norebang (karaoké coréen) qui normalement se situe
à coté alors que d’autres partent. Nous faisons parti du premier groupe. Une fois arrivé au Norebang, les coréens se mettent à danser et à chanter tout en battant le rythme avec des tambourins.
Puis après un temps indéfini, on rentre en taxi à Baekbong. Je passe un bon moment dehors pour me rafraichir pendant que PA dort… Je découvre qu’il y a pas mal de va-et-vient d’autres coréens du
dormitory et qu’à 23h, il se passe certainement plus de chose que pendant tout le reste de la journée.
Les photos ont été prises avec mon téléphone portable (désolépour la qualité) et d’autres par Myeong-Hee.
C’est cette chanson de Birkin qui a bercé notre week-end.
Pour ce magnifique week-end, on a décidé à l’unanimité et devant l’enthousiasme de tous (si c’est presque vrai) d’aller au Boryeong Mud Festival, autrement nommé le
festival de la boue de Daecheon : je vais préciser tout de suite que cette délicate bourgade, définie sur Wikipedia comme une petite ville côtière au standard asiatique (tout de même
110 000 habitants…) a la particularité de posséder 2 noms, comme vous l’avez compris Boryeong et Daecheon (Qui est en train de penser que ce week-end sent déjà la loose ??). Quand on
annonce la nouvelle à nos tuteurs (je passe les détails sur la difficulté à faire comprendre Daecheon et non Daejeon avec nos accents parfaits), ils nous ont annoncés que ce week-end un typhon
allait passer sur la Corée et qu’éventuellement aller sur la côte n’était pas forcément une très bonne idée. Nous n’étions pas vraiment d’accord sur la définition du mot typhon : pour l’un, un
typhon est un tourbillon de vent extrêmement destructeur (on a tous une image en tête d’un de ces tourbillons soulevant voitures, camions et détruisant des maisons), pour l’autre, il s’agissait du
terme asiatique pour désigner un cyclone type Katrina (qui faut-il le rappeler à détruit quasi tout un état aux Etats-Unis). Après des recherches sur le net, un typhon correspond à la seconde
définition : nous étions très rassurés comme vous pouvez l’imaginer, quoi que finalement, dans un cas ou dans l’autre, le petit risque de mourir la tête dans la boue à l’autre bout du monde
était présent (ça c’est pour la petite dose de suspens sur ce qui va nous arriver… le mystère est lancé.. reviendrons-nous tous les deux sains et saufs ? tadam).
On se renseigne donc
sur un moyen pour aller à Daecheon et évidement, notre bus terminal préféré de Yongin ne dispose pas de navette en direction de la mort... euh pardon... de Daecheon. Par contre, on savait qu’il y
a des navettes à partir de Daejeon (allez on s’accroche pour pas confondre les deux). On essaye donc de planifier ça et on décide de tous se retrouver à midi à Daejeon, sauf pour certains qui
nous apprennent que finalement ils iront à Jeonju le vendredi soir) pour pouvoir jouer le plus tôt possible aux petits gorets.
On se lève donc le
samedi matin au alentour de 8h pour pouvoir arriver à Daejeon à midi (on commence à compter : 4h de prévu pour arriver à l’heure dont 3h de bus). Il pleut à torrent comme si un typhon était
dans le coin. On arrive sans soucis en étant déjà tremper : oui sinon c’est moins drôle. Ayant aucune nouvelle de Vinciane, PP, Raphael et Nabil qui devaient nous appeler en arrivant à
Daecheon, nous nous disions qu’ils dormaient peut-être encore ou qu’ils avaient finalement été dégoutté par la météo, nous décidons d’aller manger un bon sangieupsal. Le ventre rempli et toujours
sans nouvelle, on se dit que l’on va aller à Daecheon car c’est notre lieu de rendez-vous (oui maintenant on devient précis dans nos choix de rendez-vous : on choisit une ville sans plus de
précision pour être sur de pas se louper…). Donc petit trajet en bus vers la mer : 2h30. Au passage, on apprend que nos autres compères s’amusent comme des fous dans la gadoue et qu’il ne
pleut pas à Daecheon alors que nous la pluie ne nous a pas quitté depuis ce matin.
On arrive enfin (aux
alentours de 17h : 17-8 = 9h de voyage. Encore une fois, on a réussi à optimiser notre temps de transport). On découvre les premières personnes qui souhaitaient comme nous retourner à l’état
primitif et en arrivant, proche du lieu du festival, Manu reconnait Nabil en train de se baigner : chapeau bas, parce que pour une fois, nous n’étions pas les seuls européens (le Mud
Festival est une fête qui attire surtout les étrangers présents en Corée... rien de très surprenant).
On se décide à se
jeter à l’eau ! Ah non, à la boue. Il y a diverses activités prévus, comme la prison de boue, qui consiste à rentrer dans une petite prison et à recevoir de la boue lancer par d’autres
personnes en pleine figure, ou les combats de la boue, la baignoire de boue, etc.. Il est important de noter que la boue est chaude, ce qui est un vrai plus, et fait finalement apprécié le fait
de ressembler à un porc. Le plaisir est encore plus total quand on va se laver dans la mer qui est fortement agitée (c’est le deuxième effet typhon). On se marre bien à jouer aves les vagues. On
retrouve Arthur (le mec que l’on avait déjà vu à Daejeon lors de notre première visite) qui a fait la connaissance d’un coréen troisième dan de Taekwondo et qu’il a pris une chambre avec lui pour
économiser quelques deniers.
Vers 18h, on se
sépare en 2 groupes : les premiers arrivés + PA choisissent d’aller se doucher dans un jjimjilbang, les autres de rester un peu dans l’eau et on se donne rendez-vous à 19h. On se retrouve
tous finalement vers 19h30 et c’est là qui arrive le moment certainement le plus palpitant du week-end. Alors que PP effectue un petit pas de recul, un gentil américain pourri le sac à dos de PP.
Vous vous demandez comment ? Simplement parce qu’il était encore couvert de boue avant de rentrer dans un magasin et qu’il a donc eu la chance de foutre de la boue un peu partout sur le sac
de PP. On a donc pu admirer la colère de PP qui devait bien se mettre face à la vérité : le ratio muscle/poids donnait un très gros avantage à l’américain boueux.
Enfin bon, on se
rend donc au bus terminal de Boryeong plage et lorsque l’on voit, le bureau d’achats des tickets se fermer sous nos yeux… plus de bus ! Il nous faut donc prendre le train.
Je noterai la phrase de Raphael qui déclara que la gare n’était pas loin, qu’on pouvait y aller à pieds. On décida donc de prendre le taxi est après 20-25min (je veux pas imaginer le temps qu’on
aurait mis à pied ;)), nous voici à la gare. On prend donc le train pour Daejeon où l’on va passer la soirée. Les trains coréens sont vraiment tous conforts, bien plus spacieux qu’en France.
Alors que Nabil est à moitié retourner pour nous parler, un coréen intervient et nous découvrons quelque chose de bien particulier : les sièges pivotent et peuvent donc être retournées (voir
la démonstration réalisée par notre hotesse).
On fait une soirée
des plus classiques : bar, boites (Cocoon et Bubi Bubi font des entrées communes : 10 000wons pour aller où l’on souhaite.). Après donc cette soirée évidement dommageable pour
nos oreilles, on avait décidé de se réveiller de bonne heure (10h tout de même) pour pouvoir profiter de notre journée. Evidement, nous ne sommes que 2 à être réveiller à 10h. On se charge de
réveiller tout le monde : Vinciane bondit quand on lui annonce l’heure, les autres flemmardes et Nabil regrette amèrement sa décision de se lever à 10h.
On se retrouve tous dans un magasin style Starbuck pour discuter de notre journée. On a planifié d’aller dans les plus connus spas de Corée. Les guides indiquent toutes sortent de bain dont un bain
au café pour ces dames. On décide d’y aller en taxi et on se retrouve donc séparer. Nous deux ensemble avec PP et Guillaume, et les autres dans le second. On indique notre direction au chauffeur
qui évidement ne comprends pas le terme « Yuseong Spa ». PP tente diverse prononciation : spa, chpa, j’sais pas, scap, etc… Ce qui ne manqua pas de l’énerver quand on lui souligna
que même quelqu’un qui connaissait ne comprendrait pas. Le taxi nous emmène donc en direction du Yuseong Hôtel. PP, pendant le trajet, voit un panneau Yuseong Spa et tente de le montrer au
chauffeur mais celui comprend qu’il faut aller tout droit : c’est sans espoir. Il nous dépose donc au Yuseong hôtel. Bien évidement, les autres n’y sont pas. On demande à un passant où se
situe le spa et il nous remmène au fond du Yuseong hôtel dans un endroit nommé public spa. Ça nous semble bizarre, on appelle donc Manu qui nous dit qu’ils sont arrivés, que le spa est un bâtiment
triangulaire sur pilotis… On se met donc à sa recherche. Puis lors d’un autre appel, ils nous disent que le spa est au Yuseong Hotel et qu’ils arrivent... on y retourne donc. Tous réuni, on
s’apprête enfin à savourer ces bains bénéfiques. Et le plus connu spa de Corée ressemble à s’y méprendre à un simple jjimjilbang. L’après-midi qu’on avait prévu de passer ici sera donc raccourcie.
Il y a quelques petits plus : un bain au thé, un bain au ginseng, des bains extérieurs (bien trop froid ou bien trop chaud (la source d’eau chaude de Yuseong est à 55°)), un sauna à 80° (rien
de bien étonnant, sauf qu’en fait, il est assez humide et qu’il se transforme donc en bouilloire dans laquelle je vous donne un conseil, il ne faut pas toucher ses cheveux humides ou sa chaine,
sinon… aïe !!) et un sauna finlandais à 100° qui lui est plus supportable. On sort tous, on s’amuse à chacun prendre sa tension et rythme cardiaque puis on a le droit à une diffusion d’un
combat de free fight entre le russe Fedor Emelianenko (le grand champion actuel, 1.83 pour 103kg) et l’americain Tim Sylvia (2m03 pour 120kg). Pour la petite anecdote, le combat a duré 36secondes,
temps qu’il a fallu à Sylvia pour abandonner alors qu’il était à terre, étranglé par le dernier empereur (merci Wiki pour tous ces détails). On sort finalement la faim au ventre et on se dit qu’on
va aller manger un bon bœuf au barbecue dans le restaurant au smiley barbu vers l’apart’ de Manu. On arrive et il est, sans grande surprise, fermé. C’est là qu’on arrive à joindre Vinciane qui
était partie du spa plus tôt (qui au passage nous apprend qu’il n’y a pas de bain au café) et qui tente de nous rejoindre. Elle se perd, Manu part la rejoindre, ils ne se trouvent pas, la pluie
arrive, on rentre dans un restaurant au hasard et on arrive tout de même à commander du bœuf au barbecue (la patronne a tenu à nous parler, bien sur entièrement en coréen, on a donc rien compris
mais elle était fort sympathique, et on s’est vraiment régalé pour 6 000wons par tête (3,75€)). Manu et Vinciane arrive enfin, on mange tous ensemble et après le repas, direction les bus
terminaux pour rentrer chez nous. 1h d’attente après, on monte dans le bus pour les 3 heures de trajets. Il commence à être tard et dans l’angoisse que notre petit restaurant soit fermé à Baekbong,
on mange donc une pizza à Yongin. Et une 1h après, on arrive enfin dans notre rizière qui nous manquait tant.
(Merci à Choumchoum pour les vidéos et les photos )
Pour perpétuer les traditions des années précédentes, nous sommes allés à la réception du
14 juillet à l’ambassade à Séoul. L’annonce dans les semaines qui ont précédé de restrictions budgétaires imposées par la métropole où décidemment on semble réduit à économiser des bouts de
chandelles ne nous a pas découragé. Comme nous sommes un peu les champions de l’optimisation avec Stéphane, nous décidons de ne pas prendre le bus direct Yong-In, Séoul. Nous prenons un bien
meilleur chemin en allant jusqu’à Suwon avant de prendre le métro jusqu’à Séoul. Bien évidemment, nous réussissons avec un talent presque incroyable à prendre le métro dans un sens… puis dans
l’autre. Cette bonne opération nous ajoute une bonne demi-heure sur le trajet optimisé qui ne dure que 5h au lieu des 2h normalement nécessaires.
Très fiers de nous, nous débarquons donc à Séoul avec 3h de retard sur le planning, et
Vinciane, Raphaël, Nabil et PP nous attendent pour partir à la recherche d’un hôtel pour poser nos affaires et nous faire beaux. Coup de chance la pluie commence à tomber (saison des pluies
oblige) et nous sommes tout trempés… Nous tournons en rond un bon moment avant de finalement tomber sur le ‘Eros Motel’ où nous sommes fort bien accueillis et où nous arrivons à nous faire
comprendre, malgré quelques difficultés. Nous sommes déjà en retard et nous nous dépêchons de partir vers l’ambassade.
Trouver l’ambassade est relativement facile, surtout que c’est Vinciane qui s’occupe de
tout, entrer est facile aussi, il suffit de présenter sa carte d’identité. A l’intérieur, nous sommes accueillis par son excellence l’ambassadeur de France en République de Corée du Sud (le titre
officiel je pense). Nous commençons alors sans transition à nous régaler, et la nourriture européenne fait notre bonheur. Le bonheur des autres plutôt parce que j’ai réussi à attraper un bon mal
de ventre suite à un
MacDo un peu trop
complet. Je regarde donc bêtement les autres manger. Malgré tout, je me force à avaler du pain et du fromage, pour des raisons de santé mentale. La réception dure un bon moment et nous avons le
privilège d’assister à un discourt sur les relations franco-coréennes, pour tout dire assez pipolitique.
Une fois que cet instant français s’achève, nous nous décidons à aller en boîte, après pour
certains d’entre nous dans un restaurant où nous mangeons un fort correct steak (c’est bon le mal de ventre est passé). Au moment d’entrer je me rends compte que j’ai oublié mes bouchons et je
pars les chercher avec Raphaël. Je préfère ne pas raconter ce qui c’est passé, mais quelques mots clefs suffisent : le trajet dure 3h environ, il pleut tout le temps, un petit vent froid
souffle, je n’ai pas de parapluie et enfin nous rebroussons chemin deux ou trois fois à 100m de l’objectif. La durée du trajet aurait dû être d’environ 20 minutes… En boîte, les autres s’amusent
bien ou du moins c’est ce qu’ils raconteront le lendemain. Les chambres du motel sont équipées de clim, mais nous ne nous en rendons compte que le lendemain matin.
Le lendemain nous allons visiter je ne sais plus trop quoi mais en tout cas il y a une
‘capsule temporelle’ dans laquelle les archives de Séoul ont été enterrées en 1994 (600ème anniversaire de Séoul) pour être rouvertes en 2394 je crois pour le
millième anniversaire de la création de la ville. Si je me souviens bien, le maire de Séoul souhaitait alors que Séoul devienne la ville phare de l’Asie
pour l’âge Pacifico-Asiatique à venir. Chirac
(Jacques), maire de Paris à l’époque a gravé à la main sa signature dans la pierre accompagné d’un petit mot d’encouragement à la française, bien fourni quand le maire de Sidney, peut être moins
enthousiaste à l’idée d’un âge Pacifico-Asiatique mené par Séoul écris simplement ‘Cheers from Sydney’ ou quelque chose comme ça. Nous assistons ensuite à un concours de taillage de totem fort
sympathique.
Il est alors temps de rentrer en nous rentrons après un repas rapide et marqué par le
presque-décès de PP suite à une insolation. Le syndrome essentiel est son refus total de s’alimenter alors qu’il y a devant lui du bœuf grillé à point. Le retour est presque aussi bien optimisé
que l’aller et nous devons changer nos habitudes : notre restaurant du soir est fermé.
PS : en relisant rapidement (j’ai du boulot, moi), je me rends compte que beaucoup de phrases concernent la nourriture. Je vais essayer de me maîtriser la prochaine fois.
Ce WE, nous avons tous décidé d’aller à Busan, la ville où travaillent Vinciane et Nabil. Cette ville, la deuxième plus grande du pays, 3,65 millions d’habitants, est situé à l’autre bout de la
Corée, c’est-à-dire à peu près 300km de chez nous. Afin de pouvoir un peu profiter de ce WE, on a pensé partir le vendredi soir après le boulot. On en parle à un de nos collègues qui nous dit
qu’on a qu’à partir directement après le repas de midi mais finalement, on choisit de partir à 16H. On sort donc du parking de l’IAE pour se rendre au dormitory et là nous sommes extrêmement
surpris par la chaleur. Je n’ai aucune idée de quelle température il pouvait faire, mais c’était littéralement étouffant. Il y avait un brouillard épais qui nous cachait l’horizon… un brouillard
asséchant. Enfin bon, c’était l’horreur et les 500m qui nous séparent de nos chambres nous ont bien fait transpirer. Après avoir enfilé des tenues plus légères et avoir rempli nos bouteilles
d’eau, on se décide à se relancer dans cet enfer pour atteindre l’arrêt de bus…. Encore un petit kilomètre de sueur. On arrive sans encombre à Yongin et on ne loupe pas le bus de 18h30 en
direction de Busan qui nous a couté 27000wons (environ 17€), ce qui est le ticket le plus chère que nous pouvons payer car 2 compagnies de bus se partagent les voyages en direction de Busan et
l’autre compagnie ne fait payer que 18000wons (11€) mais on est quand même pas à 5€ près et on a même le temps de se faire un petit McDo et d’acheter des cadeaux pour PP et Nabil qui fêtent tous
les deux leur 22ans.
On monte donc dans le bus et on découvre un bus grand confort : sièges en cuir, réglable au niveau des pieds et du dossier, énormément de place pour les jambes (il y a que 30 passagers par
bus), clim etc… On avait jamais pris un bus limousine si confortable. On découvre aussi par la même occasion que l’on n’est pas assis à coté (moi je suis au milieu du bus et PA tout au fond), les
4h de voyages s’annoncent être consacré au repos. Le voyage se passe tranquillement, 2 arrêts ont été fait : on a pu constater qu’à 20h, la température extérieure était toujours
insupportable.
Pendant le voyage, je reçois un appel de Raphaël qui m’explique qu’il a loupé avec PP le bus qu’il voulait prendre et qu’ils devaient attendre celui de 22H soit 3h d’attente. Et il me demande si
on pouvait venir les chercher vers 2-3h du matin en taxi au bus terminal… A vrai dire, on a été pas mal surpris avec PA parce que nous, nous mettons 4h pour traverser la Corée
en diagonale et eux mettraient 5h pour faire 2 fois moins de distance…
On arrive donc à Busan vers 22h30 au bus terminal et on avait 1h pour être au rendez-vous que nous avait donné Vinciane et Nabil, devant le McDo à la sortie de la station de métro 212. Après 1h
de métro (oui on a été très bon dans les horaires :D ), on sort pile en face du McDo.. on trouve assez facilement les 2 locaux de l’étape qui sont en fait à l’intérieur. Comme on est les
premiers, on décide de remanger un McDo en attendant les français de Daejon (même pas le peine de penser à PP et Raphaël, personne a de nouvelles…). On en profite pour offrir notre cadeau à
Nabil, une magnifique peluche de caniche rose coiffée à la Nabil qui le combla de bonheur, il l’a même exhibé pendant tout le WE avec fierté (en fait, il n’avait pas trop le choix vu que la
peluche était trop grosse pour rentrer dans son sac ^^ ). On est finalement rejoint par 4 Daejonnais (petite dédicace à Nabil avec ce jeu de mot pourri) : Manu et Guillaume, qui nous ont
ramené de la compagnie : Guillaume (enfin Tex, c’est son petit surnom et en plus ça évite de confondre), un ingénieur français de 25ans qui vit en Corée depuis un peu plus d’un an et qui est
aussi le coloc de Manu et Guillaume (je sens que vous avez du mal à suivre) et Thomas, un 3a de INPG qui fait son stage aussi en Corée. Manu offre une paire de lunette très « fashion »,
ce qui comble aussi Nabil.
Finalement, on part dans un bar rempli de profs d’anglais dont un présente comme particularité physique (outre son absence de cou) de portée sur son épaule les lettres grecques ΣΛΒ, tout çajoliment scarifié (que de plaisir..). Après
avoir bu un peu de bière dans ce sympathique bar ricain, on se met à la recherche d’un bar plus traditionnel pour déguster du Soju. Manu coit nous en trouver un au 4ieme étage d’un immeuble, on
en profite donc pour monter (à pied… je ne sais plus qui a eu l’idée mais bon !!) pour finalement, après avoir enjambé une tente présente dans les escaliers, arriver devant rien. Au 4ieme,
il y avait pas de lumière ni de bar. Bon on va pas se laisser abattre par cet échec et on reprend nos recherches. On se pose finalement dans un bar… chinois. On reçoit un appel de Raphael qui
nous demande à quelle station sortir, ça aurait été bête de le noter avant de partir bien sur ;) et finalement, comme Tex parle un peu coréen, la commande ne se passe pas trop mal et il
commande même des fruits à manger pendant que l’on reste dans le bar.
Il est 1h30 du matin quand PP et Raphaël arrive enfin et on retourne les chercher au McDo afin qu’il puisse
profiter de l’ambiance typique de ce bar sino-coréen. Nabil en profite pour faire la connaissance de coréens assis à une autre table qui lui ont chanté « Happy Birthday to you » et lui
on demandait où on allait dormir… Vers 2h du matin, après avoir offert ses cadeaux à PP, une batte de baseball en plastique (offert par nous) et un bob à fleurs (offert par Manu), on se dit qu’on
va aller se coucher… euh pardon, chercher une boite. L’entrée de la première coute 10000wons, somme que nous ne voulons pas dépenser pour 2h, et la seconde, le Vynil Underground (boite qui je
crois à beaucoup plu à nos prédécesseurs) est « free for foreigner », c’est donc parfait. PA décide de prendre un Sex On The Beach. Il le goutte et c’est dégueulasse.
La serveuse lui demande si c’est bon, il répond gentiment oui. Elle lui demande si c’est vrai et il finit par confesser que ça n’a pas le gout qu’il attendait. Elle lui prend son verre et lui en
offre un autre… tout aussi mauvais et PA pu donc lancer un « Hmmm delicious ! ». On reste finalement suffisamment longtemps pour que Raphaël fasse la connaissance d’une fort
sympathique canadienne (comprendra qui veut comprendre…) et Vinciane d’une jolie coréenne oO.
On rentre « dormir » dans un jjimjilbang dont l’entrée se situe dans un parking. On se douche et on se glisse dans
des sortes d’alvéoles dans lesquelles il y a un matelas bien dur. J’ai la joie de me faire réveiller par un coréen à 6h du matin et qui m’a parlé, quand il a vu que j’étais européen, j’ai pu
admirer sa tête déconfite qui signifie : « merde ! Il a rien du comprendre ». Bon en gros, j’ai compris qu’il essayait de me virer de mon alvéole. Je sors et me dis que
je vais finir ma nuit par terre mais finalement je me glisse dans une autre à à peine 2mètres. C’est à ce moment que j’ai compris que pour dormir dans ces alvéoles, il fallait payer 1000wons de
plus, ce qui explique qu’elles étaient vides mais bon, personne ne nous a vus.
On sort vers 11h et on en profite pour découvrir les smoothies, ce sont des fruits mixés avec de la glace et du sucre, un
vrai régal. Puis on va à la plage. Plus on se rapproche de la plage, plus on remarque la présence d’une brume épaisse. On ne se laisse pas décourager et on choisit un endroit tranquille après que
Nabil se soit fait apostropher par un américain sur la plage parce qu’il se baladait avec une peluche rose. On goutte un peu à l’eau... froide ! Puis on s’allonge enfin sur le sable. Il y a
beaucoup de bouées sur les plages, peut-être parce que pas mal de coréens ne doivent pas savoir nager ou simplement parce qu’ils aiment bien les bouées. Tout le monde n’a pas de maillot,
certaines se baignent en short en jeans, d’autres avec leurs tenues d’écolières oO
Je ne sais pas trop comment mais on se fait accoster par un coréen et au fil des discussions, il nous dit qu’il est ingénieur dans une entreprise qui fabrique des éoliennes. Puis tout ce que je
sais c’est que je m’endors et qu’à mon réveil, il n’y a plus le coréen, ni PP, PA, Raphael, Nabil et Thomas. Ils se sont fait inviter à manger des pates et un bon steak dans un restaurant italien
avec le coréen selon leurs dires. En fait, ils ont été dans un KFC (un fast food) pour manger un burger. En les attendant, Vinciane, Manu, Guillaume et moi, nous nous sommes baladés et on a été
voir un bout de concert organisé sur la plage. Il y avait un girls band connu qui a chanté 3 ou 4 chansons et après 3 danseurs de hip-hop, un
magicien qui a fait un tour de 30sec puis nous sommes retourné la où Tex dormait pour attendre les autres.
Après 2h à jouer au base-ball et martyriser le caniche de Nabil, ils reviennent enfin et nous voila parti à la recherche
d’un endroit pour manger. On va donc en direction du plus grand marché de poissons au monde selon Nabil… enfin c’est plus probablement le plus grand de Corée. On a pu faire les touristes dans le
Rungis local (quoi ? ça n’existe pas des touristes coréens qui visitent Rungis ? ah…). On a vu plein de poissons, de mollusques, pieuvres et calamars pour le plus grand bonheur de PA et
aussi une espèce de ver en mouvement perpétuel fort peu ragoutant. On est 6 à ne pas avoir été mangé au KFC donc on se dit qu’on va manger au dessus du marché à poissons dans l’un des
restaurants. Au premier étage, il y a un grand restaurant (entendez par là, un restaurant vaste) dont la spécialité est... le poisson ! On est accosté par un serveur qui parle anglais et qui
essaie de nous convaincre de venir manger du sashimi. Voyant que nous ne sommes pas forcément emballée à l’idée de manger que du poisson cru pour 80000wons (pour 6), il nous explique qu’il y a
aussi du poisson cuit et que si l’on est pas content, on ne payera rien du tout. On se laisse donc convaincre et on nous apporte des petites choses à grignoter en attendant les poissons. On a
donc droit au traditionnel kimchi et les autres accompagnements habituels. Mais en plus, on nous amène des fruits de mer et un quelque chose d’un peu spécial : ça se présente en petite
lamelle de couleur rose et…. ça bouge !! On en déduit que c’est des morceaux des gros vers dont je vous ai parlé et visiblement ce n’est pas le fait d’être en morceau qui les empêche de
remuer. J’avoue que je n’ai pas goutté mais Manu a apprécié ce met peu habituel.
On finit donc de manger et
on retrouve les 4 mangeurs de hamburgers dans le port. On change deer et on se rapproche d’un qui bouge plus la nuit. On va dans un petit bar au sous-sol d’un immeuble et on a pu goutter des
mélanges Soju, jus de kiwi ou sirop de fraise, tout en mangeant quelques frittes et fruits. On se dit après que l’on va aller dans un night club (petit explication : un night club est
différent d’un club. Un night club est un endroit typiquement coréen où l’on peut discuter et où la musique est plus coréenne alors qu’un club est une boite de nuit dans laquelle il n’est pas
imaginable de discuter compte tenu du fait que c’est une chance d’avoir une ouï correcte le lendemain. En fait, je confonds peut-être night club et club mais je me demande qui ça peut gêner). On
se dirige donc vers un night-club et on a la surprise (qui n’en est pas vraiment une) de se faire refuser l’entrée en nous expliquant qu’ils n’acceptent pas les étrangers. On se dit que le fait
d’être dix blancs en short n’a certainement joué en notre faveur. Après avoir un peu hésité à aller se changer, on tente notre chance dans un autre night club. Même type de lieu, même conclusion.
Nabil essaie d’expliquer au videur (alors que nous nous cachons un peu pour ne pas faire voir qu’on est 10) que nous ne sommes pas américains mais français. Mais ce fut un échec. Je pense que la
grosse peluche de caniche rose attaché sur son sac à dos n’a pas du rendre sa tentative très crédible. Le videur explique que pour les étrangers, il y a le Foxy Club ! Donc direction le Foxy
Club que Tex connaissait déjà.
Le Foxy est situé au 6ieme étage d’un immeuble et sur encore une idée brillante de je ne sais plus qui, on choisit les
escaliers. On monte donc nos escaliers et l’on voit que pour les étrangers, ce n’est pas si simple que ça. Il faut montrer son alien card (= carte de résidence) que, je vous rappelle, n’avons
toujours pas. On tente quand même notre chance avec notre bonne carte d’identité toute en français et ça a l’air d’être convaincant. Vinciane ne l’ayant pas, le videur lui a demandé son âge parce
qu’ici la majorité est à 20ans je crois. On rentre tous et on se dit qu’on va poser nos sacs à dos au vestiaire. Pendant qu’on faisait la queue (bon j’avoue on était plus en tas qu’en ligne), un
gars travaillant pour la boite, ce met à nous pousser pour qu’on se colle contre le mur… Une fois qu’on a notre petit coup de tampon et un autocollant (pour le vestiaire) sur la main, on peut
enfin rentrer. Bon pas de surprise pour le volume sonore quoi que comme le foxy est assez grand, coté bar on peut encore entendre quand quelqu’un parle. Il y a deux salles. La première est un peu
vide (enfin pas pleine) et la salle hip-hop à l’étage qui elle est bondée, vraiment bondé ! Ah et puis surprise du chef, il fait chaud… très chaud. Pour dire, je n’ai pas du passer plus de
10min dans la salle du haut. Seul Nabil et Tex y sont restés quasiment toute la soirée car ils avaient trouvé de bons motifs pour braver la chaleur. Le coin climatisation est d’un vrai paradis
bien que la clim ne doit faire son effet que sur à peu près un m² près de l’entrée. La soirée se passe normalement. Raphaël et Guillaume nous quittent prématurément vers 3h du matin afin d’aller
boire un verre ailleurs sur l’idée de deux autres personnes. Vers 4h du matin, on part à la recherche d’un jjimjilbang pour la nuit.
Manu a eu un flyer d’un jjimjilbang qui fait une promo. On le cherche et en effet, il n’est pas cher : 5 000wons
la nuit (le moins cher que l’on est fait). Mais bon, le prix a trouvé une justification : l’hygiène de certains bains était plus que douteuse. On ne s’éternise pas et on va vite se coucher
dans une salle bondée de monde. Pour une fois, malgré le nombre important de dormeurs, on arrive à avoir quelques couvertures qui sont un vrai plus pour le confort. D’ailleurs dans la nuit (enfin
sur le matin), je me suis levé et j’ai pu trouver une coréenne confortablement installé sur mon oreiller fait de couverture. Après avoir été légèrement ulcérée à l’idée de finir ma nuit parterre
parce que je me suis levé moins de 5min, j’ai trouvé une place juste à coté de là où je m’étais couché, la seule différence réside dans le fait qu’au lieu d’avoir une couverture roulée en boule
comme oreiller, j’ai gagné un magnifique oreiller/brique de bois tout confort… Bon pour une fois, on a décidé de ne pas se lever trop tard et on essaie de tous se réveiller vers 10h : même
PP y met de la bonne volonté après avoir été secoué par 3 personnes. On n’arrive cependant pas à trouver Thomas bien que l’on est cherché dans le plus petit sauna possible du jjimjil. Tex
découvre après la douche un sms de Thomas lui disant qu’il est rentré à Daejon parce qu’il ne trouvait pas d’endroit pour dormir après avoir été délogé au milieu de la nuit par un employé du
jjimjil.
Pendant nos recherches PP et Nabil sont partis je ne sais plus pourquoi et on s’est donné rendez-vous à la
station de métro où l’on voulait aller. Nous, on sort tranquillement et on s’accorde un petit déjeuner avec quelques pâtisseries françaises dans un Tous Les Jours (c’est une chaine de magasin qui
vend des pâtisseries « françaises » et dans lequel il y a une espèce où l’on peut manger et boire un café. Il y a 2 chaînes de ce type en Corée : Tous Les Jours et Paris Baguette).
On rejoint finalement à rejoindre Nabil et PP. Il ne manque plus que Raphaël et Guillaume. Une petite heure d’attente après, nous voila tous réuni. On part en direction d’une île qui devait être
magnifique. Après avoir traversé le pont qui rejoint l’île, on regarde l’heure et il est temps pour PA et moi de se soucier de rentrer. En tout cas, ce fut un pont bien
long!
On est assez prévoyant et on part donc vers 14h pour rejoindre le bus terminal et pouvoir prendre le bus de 15h30 (c’est
l’avant dernier bus, le dernier étant à 18h) et ainsi minimiser les chances d’être coincé. On arrive donc à 15h et là, à notre plus grande surprise, plus aucune place libre dans les 2 prochains
bus… On réfléchit donc à une solution pour rentrer. On a pensé rentrer en bus à Daejon puis dormir là-bas et repartir le lendemain matin, ou aller à Daegu (une ville à 1h de
Busan) et espérer trouver un bus pour Yongin. Ce plan sentant le plan voué à l’échec, on tente d’aller à la gare de Busan pour voir si on peut trouver un train. Il y a le KTX (le TGV copié-collé
des coréens) qui va à Séoul en 3h mais on demande bien comment on fera une fois coincé à Séoul et puis en faisant les comptes, on s’aperçoit que l’on a pas assez d’argent sur nous. Alors on prend
un train qui s’arrête à Suwon (une grande ville dont on vous a déjà parlé situé à moins de 2H de notre rizière). En plus, étant un peu pommés devant un panneau expliquant où prendre le train
entièrement en coréen, une coréenne vient nous aider et nous explique en étant toute contente qu’elle a déjà été à Paris 2fois et Montpellier 1 fois. C’est le genre de petit détail qui nous a
toujours porté chance… jusqu’à présent. Déjà on comprend avec PA que l’on est pas à coté dans le train ce qui n’est pas franchement une bonne nouvelle sachant que le trajet dure 5h25 (ah oui,
j’avais oublié ce détail !). Comment décrire ce train ? C’est une sorte de TER qui parcourt la Corée en diagonale et qui s’arrête à peu près toutes les 20mins (enfin
ça, c’est quand 2 arrêts sont éloignés).
Ouf ! On arrive enfin à 22h25 en gare de Suwon. On se dépêche d’aller à l’arrêt de bus. Pour être très précis, on
arrive à 22h34 à l’arrêt de bus : l’heure à laquelle on apprend qu’on a loupé le dernier bus à 9min près ! 9min sur presque 6h de voyage !! On refait les comptes et on certainement
trop juste pour rentrer en taxi pour faire les 50km qui nous séparent de nos confortables lits. Pour se consoler de l’idée de dormir pour une troisième nuit consécutive dans un jjimjilbang, on
décide de manger un sangieupsal qui sera notre seul repas de la journée (à part les pâtisseries de matin). De plus, pendant que l’on prépare notre festin, on est aidé par la patronne du resto qui
nous aide à couper la viande et à la retourner… comme si on n’était pas capable de le faire. C’est surement du à la commande de coca qui a du lui faire croire qu’on venait d débarquer.
On trouve un nouveau jjimjilbang plutôt agréable et même un endroit calme pour profiter de notre courte nuit. C’était sans
compter sur les coréens sauteurs de marches par 4, claqueurs de portes et cracheurs invétérés. Debout 6h pour rentrer à Baekbong et filer au boulot. On arrive à 9h avec 2000 wons en poche pour PA
(je vous le rappelle : moins d’1€50) et 10 000 pour moi (environ 6€) pour une semaine de travail qui s’annonce très productive.
Le WE suivant, nous sommes allés à Jeonju, voir PP et Raphaël. Nous étions sensés aller à Busan, mais Nabil et Vinciane avaient finalement quelque chose de prévu avec leur tuteur. Jeonju est
située au milieu du pays dans le sens de la hauteur (Nord-Sud), et très à l’ouest, relativement près de la mer. Le voyage a pris 2h environ à partir de Yong-In, pour un total de 3h de voyage.
Pourquoi tant de précision. Tout simplement parce que sur environ 350 km, en 3 heures, nous avons subi une pluie permanente et soutenue. Pour être plus précis, nous avons subi la pluie pendant
tout le WE.
Malgré l’effet mouillé, nous nous sommes bien amusés. En effet PP et Raphaël avaient obtenu grâce à Nabil et Vinciane le numéro d’un Coréen de Jeonju (Soohyo), qui a accepté de passer son samedi
avec nous, avec un ami qui ne parle pas anglais. Grâce à lui nous avons pu visiter un peu moins « à l’aveugle ». Samedi, nous avons visité la ville à proprement parler : petit lac
dans un parc et des temples au centre ville ne nous ont que peu dépaysés. Quand est venu le temps de manger, nous avons pu grâce à Soohyo manger une nouvelle spécialité, un Bibik. C’est du poulet
basket + beaucoup d’épices. Malgré les épices, la faim nous pousse à manger et nous faisons un sort au poulet.
Nous passons ensuite la soirée dans divers « lieux culturels » (je crois que c’est le terme politique). Nous faisons ainsi une partie de billard durant laquelle le groupe Baekbong
(nous) se distingue comme incroyablement doué pour finir les parties. En effet, Stéphane et moi finissons deux des trois parties, sur des gestes techniques d’une grande complexité. Pour être tout
à fait juste l’envoi direct et volontaire par Stéphane de la boule noire dans un trou en début de partie est particulièrement beau, alors que moi, je me contente d’une défaite par hasard, sur un
mouvement malheureux.
Nous allons alors dans l’inévitable bar/boîte/perd tes oreilles à 20 ans mais cette fois ci j’ai des bouchons, achetés dans un magasin de bijoux grâce à Soohyo. Un buffet gratuit justifie
pleinement la soirée. Seul soucis, je rencontre au détour des toilettes un joyeux Anglais (de 2m environ) qui parle si vite et avec un accent si anglais que je suis obligé de lui dire que je suis
français, ce qui déclenche chez lui une réaction probablement provoquée par les siècles d’aigreur qu’on vécu les anglais en comparant nos repas aux leurs. Pris par ses réflexes, il m’explique
donc que les français sont probablement les pires êtres vivants sur Terre. Plein de compassion pour la souffrance qu’il endure, je lui explique alors patiemment qu’il se trompe et je pense qu’il
me quitte convaincu. Mon vocabulaire limité m’a obligé à utiliser des termes imagés, qui je pense, l’ont aidé à comprendre ce que je pensais de son magnifique pays. Devant la gentillesse de ma
réaction, son camarade le plus proche m’explique que les anglais aiment les français (et que son camarade à juste un humour particulier) et je lui réponds que nous aussi on les
aime et que ça tombe bien j’ai exactement le même humour.
Nous finissons par quitter nos amis les profs d’anglais pour aller ne pas dormir dans un JjimJilbang. Je passe une excellente nuit de 2 heures, et Stéphane dort très bien, même s’il clame le
contraire. En tout cas de 6h à 11h il dort pendant que je me demande pourquoi tous les Coréens qui se lèvent essaient de me marcher dessus, pourquoi la femme dans le coin joue avec ses baguettes
et pourquoi je suis juste sous la fenêtre sur laquelle les goutes de pluie tombent. La tête des autres au réveil me rassure un peu : certes ils n’ont pas bougé, mais ils n’ont pas l’air
frais pour autant. En fait les Jimjilbang c’est juste des murs pour empêcher l’air de circuler, un bain pour attraper les maladies des autres, un sol pour se coucher et du bruit pour pas dormir.
Dimanche nous allons à 40 minutes de Jeonju visiter un temple dans les montagnes. La montée s’effectue sous la pluie et dans la boue. C’est vraiment drôle de voir tout le monde monter en T-shirt
et short avec un parapluie. C’est vrai que la pluie quand il fait 35°, on n’a pas trop l’habitude de ça. Pour une fois le temple change un peu (tout petit peu) et quelques statues sont vraiment
originales. Le moine célèbre qui vivait là avait l’habitude de voler dans la vallée et de ne pas manger pendant 4~5 ans pour méditer. Un homme exceptionnel qui malheureusement n’était pas
immortel, sinon, ce compte rendu aurait été plus intéressant. Nous rentrons alors sur Jeonju et comme nous devons attendre notre bus jusqu’à 18h30 nous allons manger un petit Samgieupsal (ce coup
ci la transcription est à peu près fidèle). Pour Stéphane et moi, le Samgieupsal est une sorte de must-have en WE parce que le reste de la nourriture Coréenne, c’est bien joli mais c’est
tellement énergétique que j’ai perdu 10 kilos en 2 mois, ce qui en fait un excellent régime amaigrissant dont je me serais bien passé. Stéphane, même s’il le dit moins, se met parfois à marmonner
« Samgieupsal » sur un ton de méditation transcendantale et quand nous devons choisir un restaurant pour le WE c’est un véritable cri du cœur de sa part.
Voilà pour ces deux WE qui auraient du être racontés depuis bien longtemps. Le prochain bientôt.
Pour le week-end du 21, nous avions prévu d’aller à Busan. Pour le week-end du 28 aussi
d’ailleurs. Mais dans les deux cas, la pluie ou les obligations de Vinciane et Nabil nous ont forcés à changer nos plans. Voici comment nous nous sommes occupés pendant ces deux WE, plus ou moins
bien remplis.
WE du 21
Pluie annonçant la mousson, chaleur étouffante, fatigue nous ont poussé à rester un
Week-end à Baekbong. Pour bien comprendre ce que cela peut signifier, imaginez vous perdus dans la campagne, dans un endroit sans le moindre intérêt ni charme. Ajoutez que vous
n’avez pas de voiture. Et que vous ne parlez pas le langage des rares êtres humains perdus avec vous. Vous avez bien un compagnon d’infortune. Malheureusement, la nourriture Coréenne épicée, le
manque de sommeil dû à la combinaison de la chaleur et de l’humidité le rendent peu loquace et de toute façon, vous n’avez pas la force de parler vous non plus. Voilà posées les bases de ce
splendide WE à Baekbong. Heureusement, nous avions des courses à faire. Nous sommes donc allés à Yong-In, la grande ville la plus proche. Là, pour nous venger du destin, nous avons dépensé sans
compter dans des tonnes de petits gâteaux. Acheter des gâteaux (Cookies, Chips…) en Corée est une activité dangereuse. Un paquet innocent libellé « 100% natural » peu s’avérer un terrible
nid de sauce au piment, destructeur essentiellement pour le moral, quand vous réalisez que les chips que vous vous réjouissiez de manger après une journée de quasi-jeûne, ne sont pas des chips,
mais bien une sauce « Kimchi » comprenant quelques morceaux de pomme de terre. Aussi sommes nous très très prudents dans nos achats. Dans un élan d’hygiène mal
maîtrisé, nous achetons un fer à repasser pour le prix de 10€ (oui oui, avec toutes les options standart et il fait même de la vapeur). Deux semaines après je ne l’ai jamais encore touché.
Stéphane l’a utilisé une fois.
Dimanche, nous allons à Baegam, un village/petite ville juste à côté. Nous n’y trouvons
strictement rien d’intéressant. Par contre l’après midi, nous allons nous promener autour de notre « Dormitory ». Nous tombons dans les montagnes derrière chez nous sur un site
historique datant du VIIIème siècle. La colline est couverte d’éclats de poterie d’époque, sur lesquels nous marchons sans nous rendre compte. Les Coréens étaient célèbres à l’époque pour leur
céladon. Le tout est parsemé de tombes récentes, qui à la mode Coréenne, sont situées dans les montagnes. Nous descendons de l’autre côté de la colline et nous arrivons au niveau d’un lac
d’environ 50m par 50, sur lequel de nombreux Coréens sont en train de pêcher. Il y en a un quasiment tout les mètres. Le spectacle est assez spécial. Juste derrière, des propriétés en
préfabriqué, visiblement des sortes de gîtes. De grand jardins autour sont très bien entretenus. Difficile cependant de croire que quelqu'un voudrait passer ses vacances ici.
Voilà pour notre WE le moins rempli depuis notre arrivée en Corée.
Il est grand temps de vous faire partager un peu de la culture coréenne.
Depuis les premiers jours, une chanson nous suit partout en Corée. Nous l’avons écouté plusieurs matins en allant au boulot dans la voiture de SangMun et après avoir eu cette chanson dans la tête
pendant toutes les journées qui ont suivis, nous pouvons la reconnaitre au bout de quelques secondes.
Tout d’abord, avant de commencer le récit de nos aventures palpitantes, il est temps d’apporter un erratum sur l’article précédent rédigé par PA avec tout son cœur mais pas forcément tout son
esprit. La correction concerne l’arrivée de PP et Raphaël. On avait choisi de se séparer afin d’espérer les retrouver. Un groupe (PA et Nabil) devait aller devant le fameux marché à fleur, un
autre(Vinciane et Manu) devant la petit KB bank que PA et moi avions trouvé et moi je devais rester seul devant une jolie porte rouge sur laquelle il était écrit Jeonju et qui aurait du être le
lieu d’arriver de PP et Raphaël. La tactique mise au point était la suivante : si l’un des groupes trouvait nos deux dadais, ils devaient revenir me voir pour que je puisse appeler l’autre groupe
(car je suis le seul avec un téléphone pouvant appeler des numéros français et coréens) ; si je trouvais PP et Raphaël, je devais appeler les deux groupes pour qu’on puisse se rejoindre. On se
sépara donc et au bout d’une dizaine de minute, je vois Manu et Vinciane revenir avec nos deux retardataires. C’est alors qu’on s’aperçoit que PA et Nabil n’ont aucun portable car Vinciane
l’avait gardé.. On s’est donc dit qu’on allait les rejoindre pour qu’on puisse enfin quitter le bus terminal mais une fois arrivée devant le marché à fleurs, pas de Nabil, pas de PA… après 5min
d’attente et de recherches, on voit Nabil revenir (seul…) qui nous explique qu’ils s’étaient aperçu qu’ils n’avaient pas de portable et qu’ils sont donc revenus à la porte de Jeonju (c’est
d’ailleurs là que PA nous attendait). Maintenant que la vérité est rétabli, on peut donc passer à notre petit WE à Daejeon.
C’est avec joie et enthousiasme qu’on planifie tous ensemble ce petit WE à Daejeon, ville dans laquelle Manu habite. En parlant de notre destination à Dany (l’américano-polono-gréco-coréen qui
est stagiaire à l’IAE), il nous explique qu’il a vécu à Daejon et qu’il n’y a rien à y faire… et que les étudiants de Kaist (grande université en Corée (genre l’X version fac)) quitte la ville
les WE… On décide avec PA de braver ses évidement fausses informations et on prévoit de partir à midi de Yongin après une petite matinée de sommeil. On arrive donc à 12H10 à Yongin et comme l’on
a raté le bus, après avoir prévenu Vinciane et Nabil (et oui ça sert à ça un téléphone PP et Raphaël !! ), on a tenté l’aventure du Mr.Pizza, nom fort alléchant. On est assez surpris par le prix
des pizzas (au alentour de 20 000wons, c'est-à-dire 12€) et on se dit que c’est certainement du que ce n’est pas un plat d’ici et qu’il doit y avoir pas mal de produits importés donc chers. A une
table à coté de nous, il y avait 5 demoiselles qui elles aussi avaient commandé une pizza. En voyant la taille de leur pizza, on s’est rappelé qu’en Corée, les plats ne sont rarement que pour une
personne. On commande donc une grande pizza pour nous deux au joli nom de El Paso Pizza, sans vraiment savoir ce qu’il y a dedans car la garniture est écrit en coréen mais on avait notre petite
idée (c’est déjà un nom plus parlant que la Sweet New-York Pizza). Après 45min d’attente, notre pizza arrive. Bon si on veut pas louper à nouveau notre bus on se dit qu’il faut manger vite et
10min plus tard (oui on a mangé un peu trop vite), nous voici dehors et on prend tranquillement notre bus pour Daejon à 13h30.
Vers 15h, arrivée à Daejon. Manu nous a
expliqué qu’il faut prendre le taxi et demander kaisteu (KAIST prononcé à la
Nous voici enfin tous ensemble et on nous explique de PP et Raphaël avaient (encore) loupé leur bus et que les autres ont du les attendre près d’une heure sans voir quand ils allaient enfin
arrivé :D Manu nous emmène visiter l’expo parc (un parc de loisir construit sur les lieux de l’expo universel qui a eu lieu à Daejon en 1993) et 15ans plus tard, on peut dire que ce n’est pas
super attrayant. Enfin peut-être qu’on n’est pas venu le bon jour. Donc finalement on part faire un tour au parc d’attraction juste derrière, attirés par l’énorme grand huit. Après avoir quelques
difficultés à comprendre quel est le bon prix, on décide d’y aller (finalement on a payé 4500wons chacun soit 2.6€ par personne) sauf PA qui a gardé nos affaires. Les sensations ont été plutôt
bonnes surtout dans une vrille où j’ai vraiment eu l’impression de n’être retenu par rien… On retrouve PA et on a un peu l’impression de faire parti des attractions parce qu’on n’avait pas l’air
de passer inaperçu. D’ailleurs une bande de gosse nous faisait de grands et maintenant habituels « Hi ! Hello ! Welcome ». PP les remercia telle une rock star. J’suis sur qu’il aurait bien aimé
signer un petit autographe ^^. On se pose ensuite dans un petit snack dans le parc où pour 1000wons (60cents…) le coca est à volonté. Puis on repart faire un petit tour du parc et profiter de
quelques activités (en fait, on s’est surtout amusé devant des miroirs déformants :D ). On rentre finalement à la colloc’ de Manu pour que PA et moi puissent enfin poser leurs sacs.
Photo d'une cloche
On fait connaissance avec ces collocs. L’un d’entre eux reste un peu et nous explique ce qu’il fait en Corée, le fait qu’il gagne un salaire correcte ici mais que ça ne sert quasi à rien qu’il
fasse des économies ici car s’il rentre en France, avec l’euro à 1700wons, il n’aurait quasi rien. On part ensuite manger dans un resto orné d’un magnifique smiley barbu sur fond rose, pas loin
de la colloc. C’est un resto avec barbecues intégrés aux tables. On commande 2 types de viande : l’une était du bœuf simple mais qui était vraiment DELICIEUX, et Nabil, Manu et Vinciane ont
commandé du bœuf épicé... La serveuse qui a pris la commande leur a bien indiqué que c’était épicé mais il était sur d’eux et non pas été déçu ^^. On a aussi pu découvrir le vin de bambou que
connaissait déjà Nabil et Vinciane : une sorte vin blanc sucré plutôt bon et de regarder la première mi-temps en différé du match Pays-Bas/France (le match en direct était à 3h45 du mat’ :s).
Une fois de retour chez Manu on se change car on avait décidé d’aller en boite. On devait donc se rendre en taxi dans un quartier dont je ne me souviens plus le nom. On prend donc 2 taxis. Quid
de les faire aller au même endroit ? Bon finalement on arrive à se faire comprendre et c’est parti. J’étais assis à coté d’un chauffeur qui me dit : « Kéké ! wouhuuu »… je pense que devant mon
regard vide, il a du comprendre que je ne parlais pas un mot de coréen ! En fait, il essayait de me dire qu’on allait faire la fête ce soir.. c’était pourtant évident : kéké = danser, faire la
fête. Après quelques frayeurs (notamment quand il a voulu s’imposer devant un bus parce qu’il ne voulait pas lâcher le taxi de devant), on arrive entier, sain et sauf… dans un endroit inconnu
même de Manu qui avait pourtant la veille été dans le boite où l’on voulait aller. Il nous reste plus qu’à trouver le chemin.
C’est alors que un grand mec à la barbe bizarre se met à nous parler. A vrai dire, personne n’avait compris sa première phrase. Il parlait en fait en français mais avec un très fort accent du
Québec bien qu’il ne soit pas québécois mais acadien (bon aucun d’entre nous ne sais où c’est sauf Manu qui commence à lui parler de la géographie du Canada), il nous accompagne 15m et on se
sépare. Avec ça, on se sait toujours pas où l’on va… Il va donc falloir demander notre chemin. On interroge une groupe de demoiselles qui passent à coté. On demande si elles connaissent le
Cocoon. Bon échec ! Manu nous dit qu’il y a un bar à coté : le boogiboogi. On leur demande si elles connaissent. On comprend pas trop leurs réponses (ah j’ai oublié de dire qu’elles ne parlaient
pas anglais biensur) et là au milieu vient un « kéké ». (merci au chauffeur de taxi) Donc elles nous indiquent une direction en se marrant (on se demande si elles nous disent pas n’importe quoi).
En fait, le boogiboogi est une danse en Corée que je vais décrire par « de proximité » et c’est certainement ce qui a du les faire rire : qu’on cherche un endroit pour danser le boogiboogi. Enfin
bref, c’était la bonne direction et on trouve enfin le Cocoon devant lequel nous attendait Arthur. Arthur est un français de polytech’ Nantes qui fait un stage en Corée. C’est PP et Raphaël qui
l’on connu à Jeonju où il était parti faire du tourisme alors qu’il habite normalement chez son boss à Daejon.
On décide d’aller boire un petit verre avant et on va se poser au bar d’à coté. PA a même pu faire mourir une jeune femme qui avait eu la bonne idée d’aller dans les toilettes des hommes et de ne
pas fermer la porte. PA a eu plaisir à l’imaginer se dire « Oh merde ! En plus c’est un européen, je ne pourrais même pas lui sortir une excuse bidon… j’ai plus qu’à sortir rouge de honte ».
On finit par entrer au Cocoon pour « kéké ». Première surprise : le volume !!! C’est totalement assourdissant. En fait pour donner une idée, le volume dans la salle où est le bar de la
boite est à peu près celui que l’on trouve en France à 2m des enceintes… On va donc direct au bar ^^ et au début ; on a cru que tout était en coréen mais en fait non, il y a presque tout de
traduit en anglais. Après avoir acheter à boire, on comprend que dans la boite il y a un open bière. On trouve totalement par hasard un autre français : Alexandre qui semblait être seul dans la
boite. Il y a aussi pas mal d’étrangers dont un américain avec une jolie écharpe sur laquelle il est écrit en coréen « Beer, Beer and Soju ».
On rentre enfin en piste et on a la mauvaise idée de se mettre à 2m des enceintes… bon on part vite à l’autre bout de la salle, du coté de l’estrade. La directement PP et PA montent dessus
pour imposer leurs styles. Ce qui a convaincu certains coréens (et coréennes :D ) puisqu’ils refaisaient pareils. En fait, sur l’estrade, ils y avaient des gens payés pour la boite et 3 français…
rejoins un peu plus tard par d’autres étrangers. Un peu plus tard dans la soirée, on retrouve notre acadien croisé plus tôt fort joliment accompagné. La musique dans la boite était plutôt rap et
aussi électro. On a eu droit à un gros morceau de rock bien bourrin pour faire la transition entre la parti rap et électro… On sort finalement au alentour de 4h du mat’ à la recherche d’un
jjimjilbang qui en fait, se trouvait à deux pas entre le 8eme et le 10eme étage d’un building.
On avait prévu de se retrouver tous dans la salle commune pour dormir mais ça n’a pas vraiment été le cas. Après que PP se soit endormi dans le sauna, il décida d’aller se coucher sur le premier
matelas qu’il a trouvé, il fut vite rejoins par Raphaël et Nabil qui croyait être le dernier dans les bains. On attend que PA sortent des bains, et on parle avec Manu à la recherche des autres
dans la salle commune. On ne les trouve pas. PA s’enfile dans une sorte de petite hutte pour dormir attiré par un petit matelas. On se dit avec Manu qu’on va se coucher pas loin mais après avoir
testé l’oreiller en marbre et comme il faisait chaud, on a été plus bas pour dormir. Evidement plus aucun matelas de libre. C’est dans ces moments là que tu as envie de réveiller ceux qui en
squattent 2 !! Bref, une bonne nuit à dormir parterre se prépare. Finalement on trouve enfin des matelas ers 7h du mat’ et on se pose à coté de PA qui était sorti de sa hutte après qu’une jeune
demoiselle l’ait réveillé sans trop savoir pourquoi. On se lève vers 10h sans toujours n’avoir aucune nouvelle de PP, Nabil, Raphaël et Vinciane mais de toute façon on s’était donné rdv dans
l’entré à 11H. On croise finalement Raphaël dans les bains qui nous expliquent qu’il avait dormi à l’étage des hommes et que PP était avec lui mais pas Nabil (va-t-il encore falloir chercher
Nabil ?). Il est bientôt 11h, on va réveiller PP et on trouve Nabil endormi pas très loin. Nabil nous dit qu’il n’y a pas de problème car de toute façon on a rendez-vous à 11H (il était déjà
11H05..). Pendant que Nabil, PP et Raphaël se préparent, on va dans l’entré et on y retourne Vinciane qui nous explique qu’elle n’avait pas réussi à trouver l’escalier pour aller dans la partie
commune. Une fois tous réuni, on part tous ensemble attendre Guillaume.
Guillaume est le neveu de M.Cournil qui va
passé 2 mois au Kaist avec Manu ce qui évitera à celui-ci de se retrouver seul. Pas trop de problème pour le retrouver et en chemin, PP, PA et Nabil nous racontent leurs problèmes d’audition du
au volume de la boite. Ils ont tous les 3 les oreilles qui bourdonnent. On rentre donc à la colloc’ de Manu, on se change et on va manger dans un resto avec un de ces collocs (j’ai oublié de dire
que ses 3 collocs sont français). Après manger, on décide, pour le plaisir de tous, d’aller se balader dans la montagne juste derrière chez Manu. On est de retour après 2h de marche et on décide
de se rendre au terminal de bus pour rentrer tous chez nous. PP et Raphael ne sont pas dans le bon terminal et doivent en changer et moi et PA avons une heure à attendre avant de prendre notre
bus.
Le retour se passe bien et au moment de me coucher alors qu’il n’y a plus de bruit, je m’aperçois que j’ai aussi une oreille qui bourdonne mais vraiment pas fort. Sympa les boites en Corée. On
est mardi et 3j après PA a toujours l’oreille qui bourdonne mais à un volume bien moins génant. On devrait aller bientôt à Pusan dès que la météo le permet, c'est-à-dire la semaine prochaine on
espère.